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01.01.14

Permalien 16:47:00, par Denis Email , 4 mots   French (FR) latin1
Catégories: A

Voeux

Bonne année 1788 ! Euh pardon 2014...

27.10.12

Permalien 09:04:00, par Denis Email , 252 mots   French (FR) latin1
Catégories: Chez les libraires

Itinéraire d'une escort girl - 1. Initiation

Que l'on réprouve ou qu'on s'en accommode, le sexe et l’argent sont deux moteurs qui ont toujours fait avancer le monde. Entre les folies des banquiers et la prolifération du sexe sur Internet, la dernière décennie avec son cortège d’excès en tout genre en a été un exemple frappant. Ces années d’argent facile, de sexe omniprésent et de dictature du consumérisme m’ont inspiré l’histoire de l’ascension professionnelle et sociale d’une jeune femme, à la fois "Nana" du troisième millénaire et "Bel-Ami" au féminin, qui cherche dans une activité parallèle d’escort girl à gagner l’argent qui s’étale partout autour d’elle sans qu’elle puisse y prétendre par son travail de simple assistante au sein de la filiale française d’une banque suisse. Un parmi d’autres, le roman d’une époque. Le pitch en quelques mots : Après une enfance modeste sous le soleil de Cannes, Zora débute comme assistante dans la filiale à Paris d’une banque privée suisse. Elle prend assez vite conscience du fossé qui la sépare des traders et gérants, dont les bonus se comptent en centaines de milliers d'euros et désespère de profiter un jour du luxe qui s'étale partout autour d'elle. Jusqu'au jour où elle rencontre fortuitement une ancienne collègue devenue escort-girl… Le livre est disponible en version papier : - chez Amazon, - sur fnac.com, - sur commande auprès de votre libraire habituel, ou en version e-book : - chez l'éditeur, - chez Amazon, - dans itunes, - sur fnac.com. Vous pouvez en découvrir un extrait ici. Peinture de couverture : Florence Liger d’Avignon, Una historia de Amor, 2009 www.flo-l.com © Florence Liger d’Avignon

21.10.12

Permalien 18:29:00, par Denis Email , 486 mots   French (FR) latin1
Catégories: Situation financière de l'Etat

Florilège

Copyright Freaky AFP le 15/10/2012 à 20:28 : « La ministre déléguée aux PME, Fleur Pellerin, nie l'existence d'un exode fiscal des entrepreneurs français après la décision du gouvernement de taxer les revenus du capital comme ceux du travail, dans un entretien aux Echos à paraître mardi. "Pour l'instant, il n'y a pas de signe d'un quelconque exode fiscal", affirme la ministre, avant l'ouverture du débat mardi à l'Assemblée nationale du projet de budget pour 2013. » Les Echos du 11/10/2012 : Interview de Jean-Yves Mercier, avocat associé CMS Bureau Francis Lefebvre « Assistez-vous à une intensification des départs de contribuables français depuis l'élection présidentielle ? Oui. L'accélération des départs est même très prononcée. Depuis le début de l'année, nous avons dû traiter une centaine de cas, nettement plus qu'en temps normal. Et je pense que sur l'ensemble de l'année 2012, nous aurons facilement dix fois plus de demandes d'accompagnement que l'an passé. Le mouvement a crû nettement à partir du mois de juin, et s'est confirmé et amplifié après la présentation du projet de loi de Finances fin septembre. Les gens qui se posaient la question de partir depuis plusieurs mois passent finalement à l'acte. Souvent, ceux-là ne pensaient pas que le gouvernement irait si loin, et attendaient des signes tangibles de sa part. […] Quels sont les profils de ceux qui partent, et où vont-ils ? C'est très varié. On trouve aussi bien des artistes, des auteurs à succès qui se retrouvent taxés à 75 %, que des dirigeants ou des professions libérales. Il y a par exemple de nombreux cas de managers de sociétés sous LBO, ou des cadres ayant de gros portefeuilles d'options ou d'actions gratuites. » AFP le 11/10/2012 à 17 :15 : « L'ancien ministre de la culture, Jack Lang, soutient Aurélie Filipetti et annonce que la mesure [l’imposition des œuvres d’art à l’ISF au-delà de 50.000 €, NdA] est "une faute contre la culture". "Elle provoquerait une hémorragie des oeuvres d'art et l'exil des collectionneurs vers d'autres pays plus accueillants. » Quelques questions et commentaires : 1/ Qui dit vrai entre Fleur Pellerin et Jean-Yves Mercier ? 2/ Parmi les artistes à succès qui partent, combien ont voté pour François Hollande en mai 2012 ? (à moins qu’ils ne soient partis…avant !) 3/ le gouvernement a-t-il plus peur de l’exil fiscal des collectionneurs d’art que de celui des entrepreneurs ? Pourtant, les collectionneurs d’art, combien de divisions ? En termes de création d’emplois s’entend. Parce qu’à part enrichir une minorité de bobos snobinards du ciboulo… 4/ J’ai régulièrement dénoncé dans le passé, ici, ou encore là, les rémunérations excessives quelles qu’elles soient (grands patrons, traders ou joueurs de foot). Mais c’était quand même une autre époque. On peut évidemment déplorer l’absence de civisme et de sens de l’intérêt général de nos élites économiques, sportives et artistiques qui s’installent en Suisse ou en Belgique. Mais le choc fiscal qui approche souffre d’un tel déficit de contrepartie en termes de réductions des dépenses publiques qu’il ne peut qu’accélérer les exils fiscaux. Et sans éviter la catastrophe qui s'annonce. Car trop d’impôt tue l’impôt, j’y reviendrai.

20.05.12

Permalien 04:24:00, par Denis Email , 982 mots   French (FR) latin1
Catégories: En quête de rupture

« Good luck, Mister President ! » (ou "Le corps électoral est-il efficient ?")

Hypothèse d’efficience du marché financier : un marché est réputé informationnellement efficient si le prix d’un actif coté sur ce marché intègre l’ensemble de l’information disponible (passée, présente, future). (Eugène Fama, 1965) Comme dans une (mauvaise ?) pièce de théatre, la vie politique française s’offre un nouveau rebondissement avec l’élection de François Hollande à la Présidence de la République (une pensée pour Laurent Fabius qui espère peut-être encore qu’il va se réveiller et que ce mauvais rêve va prendre fin…). L’alternance en cours depuis dimanche soir est déjà la preuve de la bonne santé et du fonctionnement intact de la démocratie et la République en France, contrairement à ce qu’ont essayé de faire croire certains depuis cinq ans. N’en déplaise aux inconditionnels de l’UMP et aux détracteurs du candidat socialiste (qui sont bien souvent les mêmes), Nicolas Sarkozy ne méritait pas d’être réélu. Il n’a certes pas été aidé (c’est un euphémisme) par le contexte économique où il a dû affronter la plus grave crise économique et financière des soixante dernières années et il n’a pas démérité dans la gestion de cette crise. Mais, au-delà des maladresses commises au début de son quinquennat et de l’agacement légitime que suscitaient ses excès d’infaillibilité et de confiance en lui, il n’a pas su concrétiser les espoirs qu’il avait su faire naître avant son élection. Les réformes trop timides et trop partielles (la révision des politiques publiques et des prélèvements obligatoires) ou trop tardives (la TVA sociale) n’ont pas pu provoquer la rupture promise. La révolution copernicienne dont a besoin la France pour favoriser la création de richesses avant de penser à les redistribuer, n’a pas eu lieu. Elle est restée dans les limbes (ou dans les oubliettes, au choix) de la bureaucratie décrite par Max Weber et ses zélateurs ont été broyés par les mammouths administratifs. Après les improbables péripéties strauss-kahniennes qui ont fait de François Hollande le candidat du PS, ce rejet tout à la fois de la politique de Nicolas Sarkozy et de sa personnalité en font-ils le Président qu’il faut à la France ? Il lui incombe maintenant de répondre aux attentes de ces millions de Français convaincus que la croissance peut se décréter et surtout que leur pouvoir d’achat va augmenter dans les prochains mois grâce à sa politique de taxation des plus riches. Et cela sans effrayer les vilains marchés financiers qui continuent de financer notre excès de dépenses publiques à des taux bien plus doux que ceux que doivent supporter l’Italie. Tous les caciques du PS vivent dans la croyance qu’entre 1997 et 2002, ils ont su créer les conditions de la croissance grâce aux mesures prises par le gouvernement Jospin, notamment les 35 heures et les 150.000 emplois-jeunes. Ils ne voient donc pas pourquoi il n’en serait pas de même en 2012. N’importe quel observateur avisé et un tant soit peu objectif en aura une interprétation inversant les causes et les effets : entre 1997 et 2002, malgré les chocs économiques qu’ont été les 35 heures et les 150.000 emplois-jeunes, la croissance est restée forte grâce au boom des nouvelles technologies de l’information et de la communication (internet, téléphonie mobile). On peut donc sans trop se tromper prédire un retour aux réalités qui risque d’être douloureux si notre nouveau Président et son gouvernement s’en tiennent aux mesures annoncées durant la campagne. Même si l’accroissement des inégalités de revenus et de patrimoine et les excès de certains patrons et joueurs de foot en matière de rémunération rendent nécessaire une autre politique (on n’aurait pas sinon la moitié des électeurs qui se réfugient dans l’abstention ou le vote protestataire en faveur des frère et sœur ennemis Jean-Luc et Marine), la solution ne peut en aucun cas se trouver dans une augmentation parallèle des impôts et des dépenses publiques. Car l’augmentation des impôts et taxes, qui sont déjà à un niveau très élevé dans notre pays, se traduira immanquablement par un ralentissement de la consommation, une fuite des capitaux, et donc au final moins de croissance, moins d’emploi, moins de pouvoir d’achat. Et celle des dépenses publiques accroîtra la méfiance des investisseurs qui achètent encore la dette publique française. La seule question qui se pose encore si Monsieur Hollande applique son projet à la lettre est de savoir quelle forme prendra la crise : délitement à petit feu jusqu’à un succès des extrêmes de droite et/ou de gauche aux prochaines élections majeures ? Ou crise financière suivie d’une explosion sociale ? Une comparaison avec le cas de la Grèce qui commence de plus en plus à ressembler à la République de Weimar, paraît sans doute exagérée voire irréaliste à de nombreux Français. Mais qu’en sera-t-il dans deux ou trois ans ? Répétons-le : sans être du tout un partisan du libéralisme économique, la seule politique qui n’a jamais été tentée en France mais qui a été expérimentée avec succès par le Canada , la Suède ou encore l’Australie, consiste à réduire les dépenses publiques et les déficits pour pouvoir ensuite baisser les prélèvements fiscaux et sociaux et relancer durablement la croissance à un niveau que l’on ne connaît plus depuis bientôt un demi-siècle. Et si finalement, comme les marchés financiers, l’électorat était efficient, en tout cas à moyen terme ? Si le corps électoral, dans une sorte de sagesse immanente, savait ce qui est bon pour la France ? Si les électeurs avaient intuitivement compris que seul un Président et un gouvernement de gauche peuvent dans ce pays mener des réformes douloureuses ? Dans douze, dix-huit mois ou vingt-quatre mois, si les marchés attaquent la dette publique française, si les taux auxquels emprunte la France grimpent à 6, 8 voire 10 %, François Hollande mettra alors peut-être en œuvre sous la pression le vaste plan d’économies budgétaires qui s’impose. Et sans mettre toute la France dans la rue comme Juppé en décembre 1995, simplement parce qu’il est un Président de gauche. Et s’il a un peu de chance, il sera peut-être aidé alors par un contre-choc pétrolier ou une baisse de l’euro. Allez, bonne chance, Monsieur le Président…

02.05.12

Permalien 13:56:00, par Denis Email , 786 mots   French (FR) latin1
Catégories: En quête de rupture

Le fond du problème...

Source : COE Rexecode Cela se passerait presque de commentaires… Il faut juste se rappeler que pour l'instant, ce sont la Grèce et le Portugal, l'Espagne et l'Italie qui ont été les cibles de la défiance des "marchés" qui ont fait grimper les taux d’intérêt auxquels ces pays empruntent. La majeure partie des Français ne veut pas l'entendre. Ou tout du moins fait semblant de ne pas vouloir l’entendre. Mais les faits sont têtus. Ils risquent de l’être de plus en plus. Et ils finiront par avoir raison. La majeure partie des Français se croient donc plus en sécurité avec un Etat qui dépense à tout va. Comme ils se croyaient à l’abri de la ligne Maginot en 1940. On connaît le résultat… Les « marchés » dans le rôle des Panzer en 2012 ? Ils ont en grande partie raison : notre Etat est un des plus protecteurs au monde et c’est bien ainsi. Mais c’est aussi un des plus dispendieux et c’est bien là la source principale de tous nos maux : chômage de masse, délocalisations, précarité et j’en oublie. Les prestations indispensables en matière de missions régaliennes (police, armée, justice etc), de services publics (éducation, transports etc), et de protection sociale (santé, chômage, retraite etc) sont particulièrement bien assurées en France. Et on ne le dira jamais assez, c’est bien ainsi. Mais ces prestations sont assurées avec un tel surcoût financier, avec de tels abus, gâchis et déperditions que cela nécessite : 1/ de prélever des impôts et charges qui finissent par être insupportables à ceux qui s’en acquittent (en tout cas pour ce qui est des prélèvements directs, pour la TVA, c’est plus indolore), 2/ comme ce n’est pas suffisant, de financer le solde (le déficit public) par recours à la dette publique. Le cercle vicieux est donc le même depuis quarante ans : les riches particuliers se font domicilier fiscalement en Suisse ou en Belgique et les entreprises licencient ou se délocalisent pour échapper à des charges sociales qui n’en finissent plus d’augmenter. Comme cela diminue les rentrées d’argent pour l’Etat, les collectivités locales et les organismes sociaux, il faut augmenter les taux des prélèvements existants ou en créer de nouveaux. Et d’autres entreprises moins grandes commencent à licencier ou à délocaliser elles aussi. Et des retraités simplement aisés partent s’acheter une résidence au Marco pour s’y faire domicilier fiscalement. Etc etc… Dans les faits, le remède ne consiste pas à rogner sur notre Etat-providence, son système de santé et ses filets de protection sociale. Cela plomberait une croissance déjà anémique et ce remède-là tuerait le malade plutôt que de le guérir. Le remède ne consistera pas non plus à augmenter encore les impôts, prélèvements et charges sociales. Ce remède-là aussi réduira encore la croissance et finira par transformer la France en République Populaire digne de l’époque du Rideau de Fer. Il s’agit juste de mieux gérer l’Etat et ses émanations pour mettre fin aux abus, gâchis et déperditions. Quelques exemples : * combien d’enseignants ne sont pas en poste mais affectés à des missions ou simplement payés à ne rien faire car déclarés inaptes (j’en connais au moins un qui vaque à ses loisirs aux frais mensuels de l’Education Nationale) ? * combien d’organismes et de commissions Théodule qui pondent des rapports et servent surtout à donner à une place et un revenu à un copain ? * quels effectifs pour l’administration des anciens combattants ? * combien de directeurs de la communication avec quels effectifs et quels budgets dans les collectivités locales ? Si ce travail là n’est pas fait, ce sont les « marchés » qui nous acculeront à tailler à chaud et sans discernement dans les prestations sociales. Avec l’injustice que cela représentera car ce sont les plus faibles et les accidentés de la vie qui en pâtiront. Avec les risques politiques que cela impliquera dans la rue. Au mieux, un nouveau décembre 1995. Au pire, une guerre civile, un nouveau 1789 qui finira comme toujours dans le sang comme en 1793. La croyance dans un idéal de justice qui finira par donner lieu à une police. Ou bien on aura Marine ou Jean-Luc comme Président de la République en 2017. Tout cela pue comme dans les années trente. NB : 1/ Ce graphique retient une moyenne sur la période 2005-2010. Mais on pourrait le faire sur une période 1976-2012 avec le même résultat. Car cette situation résulte de la légèreté et de la lâcheté dont on fait preuve les gouvernements de gauche comme de droite depuis quarante ans. C'était tellement plus simple et confortable de financer par le déficit et donc par la dette des dépenses que de dire des 2/ Derrière le terme anonyme de « marchés » (financiers) se cachent des hommes et des femmes dont le travail consiste à investir l’argent des autres, caisses de retraite/fonds de pension et épargnants. Des vilains Américains et des gentils Français…

20.04.12

Permalien 21:56:00, par Denis Email , 673 mots   French (FR) latin1
Catégories: Médias

Ne dites pas à mes proches que je suis homme politique, ils me croient journaliste !

C’est la réflexion que m’avait inspiré la conclusion d’un édito de Laurent Joffrin dans un numéro du Nouvel Obs il y a six mois. Une éternité à l’heure numérique…Mais je n’ai trouvé ni le temps ni surtout l’envie d’une modeste contribution à cette campagne qui se révèle assez peu à la hauteur des enjeux (hormis la percée de Jean-Luc Mélenchon même si cela ne va pas vraiment dans le bon sens). Donc, dans le n° 2454 du 17 novembre 2011 (édito qui n’est bizarrement pas disponible en ligne : pour cause de mauvaise interprétation de ses premières lignes ?), Laurent Joffrin écrit : "La droite française a systématiquement creusé les déficits depuis dix ans mais elle se pose en gardienne de l’orthodoxie, invoque le pouvoir des marchés et récuse toute autre politique que la sienne. Pourtant le dernier gouvernement français qui ait stabilisé la dette publique était dirigé… par Lionel Jospin." Et quelques jours plus tard le 6 décembre 2011, sur le site du Nouvel Obs, re-belote : "Au pouvoir depuis dix ans, la droite française a pratiquement fait doubler l’endettement du pays, alors que le gouvernement de Lionel Jospin (chacun peut vérifier les chiffres) l’avait légèrement réduit." Oui, c’est vrai, la dette publique s’est stabilisée entre 1997 et 2002 mais cela ne doit rien à la politique du gouvernement Jospin. C’est juste parce que Jospin et son gouvernement ont eu un énorme coup de bol : revenir au pouvoir en 1997 en pleine troisième révolution industrielle, celle des nouvelles technologies de l’information et de la communication (téléphone mobile, Internet) qui a généré la plus forte croissance économique des économies occidentales depuis la seconde guerre mondiale. Une croissance économique qui a généré naturellement et sans intervention de quiconque, une forte hausse des recettes fiscales qui ont permis d’absorber les mesures plutôt dispendieuses du gouvernement Jospin (les emplois-jeunes notamment, qui pour le coup ont contribué à entretenir cette croissance) tout en laissant un surplus, la fameuse « cagnotte » qui a permis de stabiliser la dette publique. Et oui, c’est vrai, la dette publique a fortement augmenté entre 2007 et 2012. Je suis loin d’être un admirateur inconditionnel de la politique menée par Nicolas Sarkozy (il suffit de lire les billets que je lui ai consacrés), mais il faut rappeler qu’il a été aux prises avec la pire crise économique et financière depuis celle des années Trente. Autrement dit, nul ne sait si droite n’aurait pas elle aussi stabilisé la dette publique avec le renfort de la très forte croissance économique de la période 1997-2002 et si la gauche aurait réussi cette prouesse si elle avait été commandes au cours des cinq dernières années. Peu importe de toute façon, ce qui compte est ce qui sera fait (ou pas…) au cours des prochaines années. Les éditos de Laurent Joffrin soulèvent deux questions : 1/ la responsabilité des journalistes français dans l’indigence de l’offre politique qui fait qu’on devrait avoir dimanche un électeur sur deux qui se sera abstenu ou qui aura voté pour Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. Qu’ils soient de gauche ou de droite (j’en ai autant au service d’une Laurence Ferrari dont chaque interview du Président de la République s’est bornée à la recherche d’un scoop : « Faut-il changer de Premier Ministre » ? « Serez-vous candidat à la prochaine élection présidentielle ? »), de trop nombreux journalistes font passer leurs convictions politiques personnelles, leurs ambitions et leurs accointances avant les exigences professionnelles de leur métier. Le livre "Sexe, mensonges et médias" de Jean Quatremer est à cet égard assez instructif… 2/ L’ignorance et l’aveuglement que ces discours entretiennent dans l’opinion publique L’antienne de Laurent Joffrin sur l’évolution de la dette publique laisse croire à des électeurs peu à l’aise avec l’économie (y compris les plus éduqués) que les socialistes, parce qu’ils ont stabilisé la dette il y a quinze ans grâce à une conjoncture favorable, renouvelleront forcément cet exploit. Peut-être. Mais je ne vois pas bien pourquoi une politique menée par tous les gouvernements de droite comme de gauche, qui consiste à toujours augmenter les dépenses publiques et du coup les prélèvements obligatoires et qui n’a donné aucun résultat depuis quarante ans, marcherait mieux tout d’un coup.

26.02.12

Permalien 16:15:00, par Denis Email , 241 mots   French (FR) latin1
Catégories: Le Temps d'Agir

Merci Loïc !

J’avais dû me résoudre l’été dernier à fermer les commentaires sur ce blog pour cause de spamming intensif. Mon activité de blogueur n’étant plus que très épisodique, cela n’a sans doute eu comme effet que de faire fuir mes derniers aficionados.Rien de bien grave donc, mais rien de très satisfaisant non plus. Ces commentaires indésirables n’étaient pas filtrés pour cause d’utilisation d’une ancienne version de B2 Evolution. Je ne sais pas à qui en revient la faute : - à mon choix initial de Lycos Hébergement, repris depuis par Strato, qui proposent tous les deux des outils assez primaires me semblent-ils pour la gestion des sites qu’ils hébergent pour un prix quand même non négligeable… - à mes compétences plus que limitées en matière de webmastering (et le manque de temps pour les renforcer) ? Quoi qu’il en soit, j’ai heureusement trouvé chez un de mes anciens étudiants de l’IAE devenu un ami, un sauveur en la matière. C’était déjà lui qui avait réalisé le transfert à la dernière minute des données de ce blog chez Strato quand ils avaient repris les activités d’hébergement de Lycos (parce qu’il revenait aux clients d’assurer eux-mêmes le transfert de leur base de données, c’était quand même lunaire). Un garçon débrouillard passionné par les nouvelles technos dont l’employeur actuel n’utilise pas toutes les capacités. Donc si quelqu’un cherche un profil mixte contrôleur de gestion / informaticien avec de l’énergie à revendre, voilà un bon candidat. Encore un grand merci Loïc !

18.10.11

Permalien 21:35:11, par Denis Email , 464 mots   French (FR) latin1
Catégories: Liberté, inégalités, rentabilité

Le flic et les banquiers

Si La Fontaine était un de nos contemporains, peut-être en aurait-il fait une fable ? Michel Neyret, numéro deux de la police judiciaire lyonnaise, a donc été mis en examen et incarcéré, à tout le moins pour avoir préféré les bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves en matière de rémunération des indics, au système de rémunération officielle(une monstruosité réglementaire comme nous savons en produire ; on peut craindre le pire le jour où l’euthanasie en fin de vie sera réglementée). Peut-être Michel Neyret a-t-il en fait commis des actes beaucoup plus répréhensibles, mais c’est à la justice de le dire. A en croire les portraits qui en ont été faits , c’était un flic qui aimait peut-être un peu trop l’argent et ce qui va avec, voitures de sport et soirées people… Pourquoi devrait-il en être autrement dans une société qui valorise par-dessus tout l’enrichissement personnel ? La même semaine, on apprenait le démantèlement de Dexia qui va coûter quelques milliards d’euros supplémentaires que nous sommes sans que personne ne s’en émeuve trop, a fortiori dans les milieux financiers spécialisés. Pour mémoire, Dexia, c’est la banque qui a mis au bord du dépôt de bilan un certain nombre de collectivités locales et d’hopitaux publics en leur vendant des emprunts devenus toxiques parce qu’indexés sur le franc suisse ou le yen. A l’origine, c’était le Crédit Local de France, un établissement public dépendant de la Caisse des Dépôts et Consignations qui sera introduit en Bourse (combien de stocks-options attribuées à cette occasion ?). Et pendant ce temps-là aussi, des milliers de traders et de banquiers qui ont achevé de nous ruiner (les gouvernements avaient commencé en laissant filer les déficits publics depuis le début des années quatre-vingt) ont repris leurs bonnes vieilles habitudes et spéculent à tout va pour décrocher leur bonus de fin d’année à plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros, pendant que des millions de contribuables, les Grecs au premier rang, se voient présenter une addition plus que salée et qu’ils n’ont pas fini de payer. Michel Neyret a peut-être fait preuve de cynisme. Mais pas assez. Sinon il aurait fait banquier et pas flic comme métier… Et il aurait gagné beaucoup plus d’argent sans prendre de risques. La morale de cette histoire sera-t-elle qu’il vaut mieux être un banquier qui a ruiné son prochain avec des produits financiers douteux qu’un flic qui utilise des méthodes douteuses pour le protéger ?

03.01.11

Permalien 18:12:01, par Denis Email , 1365 mots   French (FR) latin1
Catégories: Situation financière de l'Etat, Dette publique, Déficits publics

Sortir de l’euro ? (version revisitée)

C’était il y a un an, dans ces colonnes comme on dit dans les journaux. A l’occasion de la nouvelle année et de l’exercice traditionnel et un peu convenu des vœux, je me demandais si le risque souverain ne constituerait pas la principale préoccupation de l’année 2010. Finalement, cela risque fort d’être celle aussi de 2011. Et des années suivantes… Alors après la Grèce et l’Irlande, à qui le tour ? Le Portugal, l’Espagne, voire l’Italie ou la France ? A en croire les statistiques de ce blog, où "Sortir de l’euro" et "Faillite de la France" sont devenus les termes de recherche les plus fréquents ces dernières semaines, nombreux sont ceux qui sont curieux (ou qui s’inquiètent…) des conséquences d’une sortie de l’euro ou d’une faillite du pays. En cette période où les Etats les moins solides financièrement se font malmener sur les marchés financiers, comment peut-on résumer les perspectives envisageables à l’intention de ceux qui ont choisi de ne pas s’infliger la lecture quotidienne des Echos ? Schématiquement, trois cas de figure apparaissent possibles : 1/ L’Allemagne sort de l’euro Bah oui. Parce que s’il y a bien un pays qui pourrait avoir un intérêt objectif à sortir de l’euro, ce n’est pas la Grèce ou l’Irlande. Mais c’est bien l’Allemagne. Pour ne plus avoir à financer les fonds de stabilité en tous genres destinés à sauver les mauvais élèves de la zone euro. Heureusement, car on ne serait quand même pas bien, ce n’est pas le scenario le plus probable. Mais on ne peut pas totalement l’écarter non plus. 2/ Le retour au calme et la disette au long cours C’est ce que certains commencent à appeler le "chemin de croix" : Les craintes s’apaisent sur les marchés financiers, les Etats de la zone euro restent avec leurs montagnes de déficits et de dettes publiques. Les mesures d’austérité budgétaire devenues incontournables pour résorber cette montagne de dettes et conserver un minimum de confiance des marchés financiers plombent la reprise. La croissance économique reste anémique, le pouvoir d’achat stagne, le chômage augmente, les inégalités se creusent encore. Ce scenario de mort lente a aujourd’hui toutes les chances de se réaliser du fait du refus farouche des gouvernements et des autorités européennes d’éviter un défaut ou une restructuration de la dette d’un pays de la zone euro au prétexte que ce serait signer la mort de l’euro (et au motif du risque de faillite systémique des banques porteuses d’obligations souveraines). A terme, c’est évidemment la porte ouverte à toutes les aventures politiques, que ce soit dans les urnes ou dans la rue. Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon à l’Elysée en 2017 ? Olivier Besancenot porté au pouvoir par la rue ? Ce cas de figure pourrait se présenter dans d’autres pays à plus court terme : sous la pression d’une opinion publique aveuglée par les mirages d’une sortie de l’euro, le gouvernement d’un des pays de la zone euro pourrait décider d’en sortir de sa propre initiative. Hormis pour les pays vertueux comme l’Allemagne, un pays qui sortirait de l’euro verrait sa monnaie d’origine immédiatement attaquée sur les marchés et se dévaluer rapidement par rapport à l’euro et aux autres devises. Si sa dette publique reste libellée en euros, ce pays se condamnerait à des efforts financiers encore plus lourds que sur le chemin de croix évoqué précédemment du simple fait de la perte de valeur de sa monnaie (et malgré le supplément de croissance procuré par une devise plus compétitive). Avec le risque de faire défaut à plus ou moins longue échéance… Et si la dette publique est convertie autoritairement dans la monnaie d’origine, ce sont les détenteurs de ses titres de dettes qui verraient la valeur de leurs avoirs fondre. Le pays considéré n’aurait théoriquement pas d’effort financier supplémentaire à fournir pour rembourser la dette et payer les intérêts. Mais compte tenu de cette spoliation ouverte des détenteurs de ses emprunts d’Etat, il n’y aurait plus guère de candidats pour en acheter de nouveaux. Le pays en question se trouverait alors condamné à l’autarcie financière avec deux solutions pour l’Etat : revenir immédiatement à une situation d’excédent budgétaire pour ne plus avoir à emprunter, ou emprunter autoritairement auprès des citoyens. Un pays de la zone euro qui choisirait de faire défaut seul (en ne remboursant pas sa dette) risquerait de connaître le même sort que s’il sortait de l’euro en convertissant sa dette dans sa monnaie d’antan, drachme ou autre. Quoique, le pire n’est jamais sûr. Les marchés financiers pourraient lui savoir gré d’affronter la réalité en face. 3/ Seule solution : la restructuration générale des endettements publics ? Parce qu’il faudra bien affronter cette réalité un jour ou l’autre et prendre acte que les dettes publiques sont devenues excessives, insoutenables même, en grande partie pour cause de lâcheté politique pendant trois décennies, mais aussi du fait des plans de relance budgétaire massifs mis en place à partir de 2008 pour contrer les effets de la crise financière. Une crise financière qui soldait une période d’euphorie financière qui a surtout profité aux établissements financiers et aux détenteurs de capital (actionnaires, propriétaires fonciers etc). Les mesures prises par les pays de la zone euro pour mettre à contribution les détenteurs des dettes souveraines qui seront émises à partir de 2013 ne sont pas à la hauteur des enjeux. Si l’on ne veut pas se condamner à une décennie de vaches maigres pour le plus grand nombre avec les risques politiques que cela comporte (surtout dans un pays comme la France où privilèges et inégalités mettent suffisamment à mal la cohésion sociale), il est à craindre que la seule solution consiste à ce que les Etats concernés (des Etats-Unis à la Grèce) décident collectivement de raboter une partie de leur dette publique. Cet "haircut" comme disent les anglo-saxons pourrait se faire à hauteur des déficits publics supplémentaires générés par la crise économique et financière née en 2008. Ce qui aurait pour effet de faire solder les comptes par les bénéficiaires de l’euphorie financière de la décennie précédente, établissements financiers et détenteurs de capital et ne serait que justice. Plutôt que de faire supporter comme actuellement à des contribuables et assurés sociaux qui n’ont rien demandé les conséquences des errements passés d’une minorité. Plutôt que de rogner sur les dépenses d’éducation, d’investissement, de recherche. Cette restructuration des endettements publics ne peut être décidée que collectivement, au niveau de l’eurogroupe ou peut-être du G20. Elle n’est pas sans risque compte tenu de l’appauvrissement des banques et des patrimoines qu’elle implique. Et la restructuration est à double tranchant en ce qu’elle peut inciter les gouvernements à retomber dans la facilité des déficits publics et de l’endettement. C’est pourquoi elle ne pourra s’accompagner que d’engagements à l’égard des créanciers mis à contribution, sous forme notamment de règles budgétaires encadrant strictement les cas de déficit public. Mais cette restructuration des endettements publics sous forme de décote pour les créanciers apparaît inéluctable à terme. Ce ne serait pas la solution la plus juste pour ceux des pays qui auront fait les efforts nécessaires pour rester vertueux. Mais cela ne fera pleurer personne et si cela peut éviter que l’Histoire ne bégaye, ce sera un moindre mal. Allez bonne année 2011 quand même…

29.11.10

Charité bien ordonnée…

La question de la dette et du risque de faillite des Etats revenant sur le devant de la scène avec l’Irlande, et peut-être demain le Portugal ou l’Espagne, un peu de pub ne fait pas de mal. A tous les non-initiés de la finance, qui ont envie de comprendre les mécanismes et les enjeux de la crise actuelle des dettes souveraines sans avoir à se plonger dans d’austères manuels d’économie financière, je conseille la lecture de "Ras-le-bol" (oublions ce titre racoleur choisi par l’éditeur…). Sous la forme plus ludique du roman, "Ras-le-bol" décrit, en l’appliquant à la France, l’engrenage infernal et la tempête financière, économique et finalement sociale qui menacent les Etats suspectés d’être en mauvaise posture financière : défiance des marchés financiers (en fait des investisseurs) face à la dégradation des finances publiques, tension sur les taux d’intérêt de la dette publique, difficultés à lever de nouvelles dettes et donc à régler les dépenses (salaires et pensions de retraite des fonctionnaires notamment) etc etc... => Lire un résumé du roman => Lire les 50 premières pages => Commander le livre sur fnac.com A suivre, une version revisitée de "Sortir de l'euro ?", un article qui semble avoir un franc succès depuis quelques jours...

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