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A propos de l'auteur

18.02.06

Permalien 19:27:00, par Denis Email , 1163 mots   French (FR) latin1
Catégories: Le Temps d'Agir

A propos de l'auteur

Afin que les visiteurs de ce site sachent où ils mettent les pieds, voici quelques informations à propos de ce blog et de son auteur. Castel est un pseudonyme (Denis, le prénom reste vrai), un pseudonyme que je n’ai pas choisi, j’ai été mis devant le fait accompli par l’éditeur, comme d'ailleurs pour le titre du roman que je n'aime pas. Le titre du manuscrit original était "Faillite d'Etat", mais je n'ai pas vraiment eu le choix quant aux éditeurs prêts à le publier... Certains se demanderont : pourquoi un pseudonyme ? Tout simplement parce que, même si je n’occupe pas un poste d’un niveau stratosphérique au sein de l’établissement financier qui m’emploie, il m’arrive quand même régulièrement d’être interviewé par la presse spécialisée dans mon domaine d’activité. La politique de communication de toute entreprise étant totalement verrouillée, l’utilisation d’un pseudonyme était indispensable pour conserver une entière liberté d’expression et de ton par rapport à mes fonctions professionnelles et à mon employeur. Pour ce qui est de l’état-civil, j’approche de la quarantaine (un peu trop vite à mon goût…), je suis marié, j’ai trois garçons de 10, 8 et 3 ans (avec lesquels je ne suis pas toujours suffisamment patient), et je réside en proche banlieue parisienne. Edit du 29 mai 2012 : Ma vie privée a un peu évolué depuis 2006... Outre la barre des 40 ans franchie avec un peu de spleen contrairement à celle des 20 et des 30 (à 40 ans on se sent basculer dans l'autre moitié de sa vie), j'ai divorcé, j'ai depuis peu une petite fille (je me pensais condamné à faire des garçons) et j'habite maintenant en plein Paris. Au plan professionnel, après des études en économie et finance, j’ai occupé différentes fonctions au sein de divers établissements financiers (la filiale financière d’un constructeur automobile, un établissement financier travaillant en partenariat avec les notaires, la filiale d’assurance-vie d’un grande banque française, un établissement spécialisé dans le financement immobilier après avoir fait l’expérience à la fois instructive et désagréable d’un rachat suivi d’une fusion) et j'exerce maintenant mon activité dans un groupe de gestion d'actifs. Par ailleurs, j'ai profité de la générosité de mon précédent employeur en matière de congés et autres RTT pour commencer à enseigner la matière financière quelques jours dans l’année à l’IAE de Caen Basse-Normandie. Mon obsession manifeste de l’équilibre des finances publiques et de la neutralité actuarielle entre les générations me fût peut-être révélée par les cours de Christian Saint-Etienne, qui, dès 1991, avait pressenti la concurrence fiscale entre Etats et les problèmes de financement insolubles posés par l’allongement de l’espérance de vie. Il faut ajouter qu’un suivi assidu de l’actualité politique, économique et sociale depuis le plus jeune âge, et un surmoi hypertrophié, qui me rend allergique à toute forme d’injustice et d’égoïsme, avaient créé un terreau personnel favorable à la dénonciation des travers de ceux qui nous gouvernent, ce qui a d'abord donné naissance à un roman de politique-fiction "Ras-le-bol", puis à ce blog. Si "Ras-le-bol" aborde de façon romancée des thèmes aussi variés que la nécessaire rénovation du discours et de l’action politique, le déséquilibre des comptes publics et des régimes de retraite par répartition, l’efficacité de la dépense publique, les effets pervers des 35 heures, les difficultés de logement et la paupérisation des classes moyennes, ce blog se veut un outil de décryptage de l'actualité politique, économique, financière et sociale. Aucun a priori idéologique marqué à gauche ou à droite ne sous-tend mes propos, si ce n’est quelques convictions tenant plus du bon sens que d’un quelconque parti pris idéologique ou partisan. En vrac et à titre d’exemple : que les réalités économiques et financières ne peuvent pas être éludées et finissent toujours par se rappeler au bon souvenir des utopistes ; que l’on a rien inventé de mieux jusqu’ici que la libre entreprise pour créer des richesses que l’Etat doit se charger ensuite de redistribuer de façon équitable et efficiente, sans pour autant décourager ceux qui font œuvre d’entreprendre ; qu’être pour ou contre la mondialisation n'a pas de sens (c'est comme être pour ou contre le mauvais temps, les tsunamis ou la grippe aviaire, il faut faire avec, et les centaines de millions de Chinois, d'Indiens et de Polonais qui veulent pouvoir consommer comme nous et qui sont prêts à travailler 35 heures en 2 jours pour cela, se contrefichent de ce qui peut nous arriver) etc. Certains verront un parti pris libéral là où il ne s’agit que prendre acte du fait que l’économie de marché est "le pire des systèmes à l’exception de tous les autres". Pourquoi le roman "Ras-le-bol" ? Je n’avais pas pris le temps jusqu’à maintenant de faire un "making-off". "Ras-le-bol" (dont le titre m'a été imposé par l'éditeur) a été publié en septembre 2005 par Le Jardin des Livres, un éditeur plutôt inattendu pour un tel ouvrage, compte tenu de sa ligne éditoriale, mais le seul à avoir accepté de le publier… L’idée de ce roman m’était venue en septembre 2003, après des années d'atermoiements et d'immobilisme de nos dirigeants politiques face aux sujets qui fâchent comme les déficits publics ou les régimes de retraite et quelques mois après un débat présidentiel confisqué, où les enjeux économiques, financiers et sociaux avaient été soigneusement écartés au profit d'un matraquage sur l'insécurité D’abord, pourquoi un livre sur notre fameux modèle social ? Une citation de Pierre Mendès-France résume assez bien ma conception de ce que devrait être le débat et l’action politiques : "Le premier devoir, c'est la franchise. Informer le pays, le renseigner, ne pas ruser, ne pas dissimuler, ni la vérité ni les difficultés ; ne pas éluder ou ajourner les problèmes, car dans ce cas ils s'aggravent." Parce que, quoi qu’en disent certains qui voudraient nous faire croire que l’Etat peut tout, ce modèle ou plutôt cet anti-modèle est au bord de la faillite. Aussi présomptueux que cela puisse paraître, je souhaitais contribuer à la nécessaire prise de conscience des Français à ce propos et me faire l'un des porte-paroles d’une majorité silencieuse, celle qui subit la dégradation régulière de la situation depuis plusieurs années sans pouvoir l’exprimer autrement que dans les urnes. Donc sans pouvoir l’exprimer du tout, dès lors qu’elle se refus à donner son suffrage aux extrêmes. Ensuite, pourquoi sous la forme d’un roman ? De nombreux essais sont parus ces dernières années sur cette question de l’avenir de notre modèle social et on ne compte plus les éditoriaux, chroniques et tribunes sur le sujet dans la presse. L’idée du roman m’avait paru intéressante à plusieurs titres. Le roman permettait d’espérer toucher un public plus large, d’évoquer le quotidien des Français, de rendre abordable des mécanismes financiers qui peuvent rebuter certains, mais qui n’en sont pas moins incontournables, et de mettre en scène un des déroulements possibles d’une explosion sociale. Philippe Jaffré a eu d’ailleurs la même idée en publiant en septembre 2006, en collaboration avec Philippe Ries, un roman intitulé "Le jour où la France a fait faillite". => Lire un résumé du roman => Lire les 50 premières pages => Lire les avis des internautes sur fnac.com => Commander le livre sur le site de l’éditeur

2 commentaires

Commentaire de: Alain Dupont [Visiteur] Email
Alain DupontBravo pour votre blog. Beaucoup aimé "ras-le-bol". Félicitations ! Beau sujet que je livre à votre sagacité et à la dérision citoyenne : la compensation de la carte familles nombreuses via le dividend
22.04.08 @ 09:54
Commentaire de: Denis [Membre] Email
DenisMerci pour votre appréciation positive, Alain. Je ne peux malheureusement pas consacrer autant de temps que je le souhaiterais à ce blog. A bientôt.
22.04.08 @ 21:35