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Dans la foulée du débat sur le patrimoine et l’ISF des candidats à la présidentielle, une remarque à propos de Johnny en particulier et des exils fiscaux en général : il faut rappeler (encore une fois...) que la condition à respecter par ceux qui, comme notre rocker national, veulent payer moins d’impôts en s’installant de l’autre côté de la frontière, en Suisse ou en Belgique, est de ne pas passer en France plus de 182 jours dans l’année. Pour décourager ces exils fiscaux, qu’il faut bien qualifier de pure convenance (est-ce une véritable contrainte pour un membre de la jet-set ou un patron du CAC 40 de passer au moins la moitié de l’année hors de France, à Gstaad, Marrakech ou à Davos l’hiver, à Capri l’été ?), tout en maintenant l’lSF (éventuellement revu et corrigé), il suffirait de porter à 300 jours par an le temps qu’il faut passer hors de France pour ne pas y être imposable. Les ingrats qui, après avoir fait fortune en France, ne veulent plus contribuer à la solidarité nationale, seraient ainsi condamnés à s’exiler réellement la majeure partie de l’année à Genève ou à Bruxelles et à ne pas revenir plus de 60 jours par an en France.