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… ou comment le billet d’un modeste blogueur est détourné par un syndicaliste aigri et se retrouve finalement dans Le Parisien.
Au mois de mai 2006 a circulé une information selon laquelle Jean-Claude Le Duigou allait réintégrer son administration d’origine pour être nommé Conservateur des Hypothèques. J’ai commis à l’époque un petit billet pour livrer aux lecteurs les plus néophytes les tenants et les aboutissants, surtout les aboutissants financiers personnels pour l’intéressé, d’une telle nomination.
Dix-mois plus tard, je me suis aperçu que ce billet avait été copié presque in extenso (il a été un peu adapté à l’actualité plus récente et la fourchette de salaire annuel avait été traduite en salaires mensuels : "C’est un salaire mensuel variant de 9.000 à 18.000 €") sur des sites divers et variés : Libération, Bellacio (le billet a été supprimé ainsi que mon commentaire lorsque j’ai signalé le plagiat), sur le site CUFSC, où il a été enlevé depuis (sauf que Google en a gardé la trace), sur Archives Rouges ou encore sur le Web des Cheminots, et même jusque sur le blog de Christophe Barbier.
J’ai d’abord pensé aux manœuvres individuelles sans conséquences d’un cheminot syndiqué FO ou Sud-Rail.
Jusqu’à ce que l’information fasse l’objet d’un encadré "Confidentiel" dans l’édition papier du Parisien de ce jour (page 9) avec des termes qui ressemblent étrangement aux différents billets et commentaires laissés ça et là par des esprits malintentionnés, et donc à mon billet initial :
"[…] Ce poste réputé parmi les mieux payés de la République, il l’occupera jusqu’à sa retraite en 2010. De quoi en retirer une confortable pension calculée sur ses six derniers mois de salaires. Evoquant un traitement compris entre 9.000 et 18.000 € par mois, des syndicalistes n’hésitent pas à rapprocher ce joli cadeau fait en haut lieu au Monsieur Retraite de la CGT du rôle joué par le syndicat de Bernard Thibault pour mettre fin au conflit récent des cheminots. […]"
La coïncidence est pour le moins troublante.
La campagne de dénigrement envers Le Duigou semble évidente et chacun sent bien d’où cela peut venir (finalement que ce soit côté patron ou côté syndicats, ce monde est sans pitié). Ce qui me fait quand même le plus rire dans cette histoire, c'est que les "syndicalistes" cités par le Parisien soient venus chercher ici sans le savoir leurs informations…