| « La BCE, bouc émissaire commode des candidats à la présidentielle | CM : info ou intox ? » |
L'info donnée par André Bercoff mercredi dernier se trouve donc confirmée : le site Catherine Médicis est effectivement de nouveau opérationnel. Avec toujours son principal défaut consistant à ne publier les messages des visiteurs qu'après validation. Et sans les archives des commentaires laissés par les visiteurs pendant 10 mois avant la mise en veille du site.
Je n'ai pas la moindre idée de l'identité de celui (André Bercoff lui-même comme certains ont l'air de le penser ?) ou celle qui se dévoilera le 5 janvier prochain, et donc de sa crédibilité à jouer le rôle auquel il ou elle prétend. Et même si il ou elle disposait de la crédibilité suffisante, je doute fortement de ses chances de déverrouiller le duel Ségo-Sarko auquel les médias réduisent pour l'instant la campagne présidentielle.
Toutefois, force est de constater que :
1/ lancé à l'occasion de la publication du premier opus de Catherine Médicis en octobre 2005, le site www.5janvier2007.com a rencontré immédiatement une forte audience (au vu du nombre de commentaires laissés à chaque message de CM et ce malgré la faible interactivité du site et le silence assourdissant de CM entre chacun de ses messages). Ce qui me laisse penser que cette démarche en-dehors des partis établis répond (répondait ? c'était avant Ségo...) à une attente et à une demande d'électeurs désabusés et déçus du système.
2/ le duel Ségo-Sarko auquel les médias réduisent pour l'instant la campagne me laisse pour le moins sceptique :
- pour la période qui précède l'élection, parce que Ségolène a été désignée candidate par quelques dizaines de milliers de militants socialistes, mais que voteront aussi en avril prochain plus d'un million de RMIstes, trois millions de chômeurs et plusieurs millions de salariés précaires et de smicards en voie de paupérisation accélérée, et parce que Sarko aura fort à faire pour ne pas se faire flinguer dans son propre camp par quelques-uns plus préoccupés de leur sort personnel que de l'intérêt général,
- pour la période qui suivra l'élection si l'un des deux favoris actuels est élu, parce que je crains que Ségo ne cède aux folies dépensières de la gent socialiste ou que Sarko ne mette le pays dans la rue par allergie à la fois aux réformes et à sa personne, donc que finalement rien ne change ou en tout cas si peu.
Les prochains jours nous diront si le début de dynamique qu'avait su créer la candidature-mystère de Catherine Médicis (malgré ses maladresses et son amateurisme de plus en plus flagrant au fil des mois) se trouve réactivée par la reprise du site. Toujours est-il que je reste convaincu qu'un espace politique reste inoccupé en dehors des partis établis. Un espace qui représente plusieurs millions d'électeurs : ceux, de plus en plus nombreux, qui s'abstiennent ou votent blanc, et ceux qui votent, par défaut et par raison mais sans enthousiasme, pour un des deux grands partis établis.