| « Qui l'eût cru ? | Les risques d’un grand dérèglement financier » |
Je ne sais pas où est la vérité et je dois avouer que je m’en fous pas mal. Depuis le faux attentat des jardins de l’Observatoire jusqu’à l’affaire Markovic, en passant par les diamants de Bokassa et les écoutes de l’Elysée, tous les septennats de la Ve République depuis Pompidou ont été le théâtre de tentatives de manipulation ou de machinations, qui ont parfois donné lieu à mort d’homme. Même les mandatures du Général de Gaulle ont eu leurs zones d’ombre, de l’enlèvement de Ben Barka au Service d’Action Civique. Et sans parler de toutes les affaires qui ne sont pas devenues des affaires d’Etat tout simplement parce qu’elle sont restées inconnues du grand public. Certes, tout cela ne sent pas très bon. Mais, sans vouloir excuser les machinations et les mensonges de tel ou tel et au risque de paraître bien cynique, je citerais volontiers la célèbre maxime de Lord Acton : "Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument." L’ivresse du pouvoir n’est pas un vain mot et seuls quelques êtres d’exception peuvent y résister. Alors bon. Sur le plan des grands principes chers à nos élites intellectuelles et médiatiques, ce n’est pas bien du tout. Mais qu’est-ce que tout cela change au quotidien des Français ? Rien, absolument rien, si ce n’est qu’ils sont un peu plus dégoûtés de leurs dirigeants politiques, qu’ils soient désignés comme présumés coupables ou apparaissent comme victimes. Tout ce tohu-bohu n’a pas fait baisser le chômage d’un iota, il n’y a pas moins de SDF. On aimerait voir le même acharnement médiatique à propos du chômage de longue durée ou de la misère qui frappe de plus en plus de nos concitoyens.