| « Le boulet de Ségolène | Un boulevard pour Jean-Marie » |
Et les "jeunes des banlieues", qu’en diront-ils, eux qui suivent l’actualité de bien plus près qu’on ne pourrait le croire ? Comment ne penseraient-ils pas qu’il y a une justice à deux vitesses, une pour eux et une autre pour les copains du Président de la République ? La décision de Jacques Chirac d’amnistier Guy Drut est une provocation. Un ferment supplémentaire d’incitation à la désobéissance et à la violence dans les banlieues. Elle contribue à entretenir les braises qui continuent d’y couver depuis les émeutes de novembre 2005. Et elle n’aide pas les flics des quartiers difficiles : comment invoquer la loi républicaine pour punir les incivilités quand le Président de la République utilise cette même loi pour amnistier ses copains condamnés ? C’est à se demander si Jacques Chirac vit encore sur la même planète que nous.