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Pour ceux qui ne retrouveraient pas dans leur porte-monnaie la hausse du pouvoir d'achat annoncée par l'INSEE, il faut peut-être apporter les précisions suivantes :
Le calcul du pouvoir d'achat consiste à comparer des revenus à un "panier" de biens et services censés être représentatifs des dépenses des ménages. Si les revenus augmentent plus vite que le prix du panier, le pouvoir d'achat augmente. Inversement, si les revenus progressent moins vite que l'inflation (le prix du panier), le pouvoir d'achat diminue.
Comment le pouvoir d'achat peut-il donc être annoncé en hausse alors que de nombreux salariés voient leurs revenus stagner, que les jeunes diplômés sont embauchés dans le meilleur des cas avec le même salaire qu'il y a 15 ans (quand le prix du panier était de 25 % inférieur), etc ?
D'abord parce que, dans les revenus, l'INSEE ne retient pas que les salaires, mais aussi les revenus des non salariés (professions libérales, commerçants etc qui voient eux pour la plupart leurs revenus augmenter en proportion du travail fourni) et les revenus du patrimoine (revenus financiers de l'épargne, revenus des biens immobiliers loués etc, qui ont eux aussi augmenté ces dernières années avec la hausse des prix de l'immobilier et de la Bourse).
Ensuite parce qu'on peut se demander si le prix du panier est vraiment représentatif des dépenses des ménages quand on apprend que le prix du logement y compte pour 6 %...
Comment ne pas penser alors à cette citation de Disraeli ? : "Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques."