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En une de la Tribune de mardi 12 juin, une étude comparative, menée par le cabinet en ressources humaines Hay Group, sur les rémunérations des patrons en Europe et aux Etats-Unis, qui fait apparaître une "exception française" en matière de parachutes dorés, les plus confortables d’Europe (200 % en moyenne du total salaire de base + bonus). Au-delà du dévoiement du droit des sociétés que peut constituer cette pratique dans certains cas (selon la forme de la société, certains dirigeants sont normalement révocables "ad nutum", i.e. à tout moment, sans motif, sans préavis ni indemnité), qui plus est lorsqu’il s’agit de "faux-départ" comme dans le cas de Serge Tchuruk, je trouve surtout piquant que les mêmes qui nous expliquent depuis des années que les freins aux licenciements ne doivent pas être trop forts afin de permettre aux entreprises de s’adapter (et je partage pourtant sans hésiter la position consistant à défendre les salariés plutôt que les emplois) changent radicalement de position lorsqu’il s’agit de protéger leur situation personnelle…
Sur les vicissitudes de la vie de patron, dans les Echos, le point de vue et les états d’âme caustiques d’un patron récemment retraité victime des abus de ses congénères.