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Les candidats à l’élection présidentielle ont fait recette aujourd’hui au Salon du Livre. Les autres hommes politiques présents moins.
L’affluence de badauds et de journalistes était forte autour du stand Hachette Littératures en attendant l’arrivée du candidat altermondialiste José Bové. Quand j’y suis repassé quelques minutes plus tard, il était arrivé, mais c'était impossible d’apercevoir la célèbre moustache de José Bové venu dédicacer "Candidat rebelle" (désolé pour l’autographe, Aetius).
Sur le stand Fayard, Jean-Pierre Chevènement s’ennuyait ferme faute de lecteurs de son dernier ouvrage "La faute de M. Monnet", tandis que sur le stand Grasset, Jean-Pierre Raffarin avait à peine plus de monde pour son opus-conseil au candidat de l’UMP "La dernière marche".
Il y avait finalement plus de monde pour Anne Goscinny que pour ces deux dinosaures de la vie politique et j’ai trouvé ça plutôt rassurant.
Impossible en revanche de s’approcher du stand des Editions Plon où François Bayrou, entouré d'une forêt de micros et de caméras, dédicaçait son livre "Projet d’espoir".
Une heure plus tard, la file d’attente des candidats à la dédicace ayant significativement diminué, je m’y faufile, un exemplaire de "Ras-le-bol" à la main. Quelques minutes après, me voilà en train d’expliquer au candidat de l’UDF que j’ai commencé à écrire en 2003 et publié en 2005 l’histoire d’un type qui veut instaurer une nouvelle façon de gouverner et dépasser les vieux clivages gauche-droite pour sauver le pays. Gentiment, il me demande si cela m’arrive souvent d’avoir des visions prémonitoires. C’est me faire beaucoup d’honneur. Tout occupé à rédiger ma dédicace, je marmonne qu’il fallait juste saisir les enjeux, l’humeur des Français et l’air du temps. Mais je doute quand même qu’il ne lise ne serait-ce qu’une seule page du prologue ou de la postface. Il ne me reste plus qu'à lire l'exemplaire du sien qu'il m'a dédicacé.