| « Coup bas | 5 milliards d'euros » |
Pour ceux qui sont fâchés avec les calculs de fractions (ma mère par exemple), il faut rappeler que si Thierry Breton nous annonce avoir stabilisé la dette publique en 2006, il oublie la fin de la phrase : "en pourcentage du PIB". Avec un déficit budgétaire de 42 milliards d’euros et 8 milliards d’euros de déficit de la Sécu, et malgré 16 milliards d’euros de cessions d’actifs (privatisations etc) et une gestion plus serrée de la trésorerie, il reste quelques milliards d’euros à financer. La dette publique augmentera donc en 2006 en valeur absolue. Mais comme le PIB augmentera lui aussi (*), le rapport dette publique / PIB restera stable, voire diminuera. Cela paraît élémentaire, mais je n’ai pas vu beaucoup de journalistes faire ce décryptage de base.
(*) Le PIB de la France était de 1.710 milliards d’euros en 2005. Avec une croissance prévisible d'au moins 2 %, il augmentera au minimum de 34 milliards d'euros en 2006.