| « Après CM | Ira ? Ira pas ? » |
C’est en ces termes (d’une autosatisfaction sans pareille, c’est ça la politique…) que Jean-Pierre Raffarin et François Fillon se glorifient depuis bientôt 4 ans de la réforme des retraites de la fonction publique opérée en 2003. Une antienne complaisamment reprise par les journaux, y compris ceux qui, comme les Echos, auraient dû être les plus qualifiés sur le plan économique et financier pour dénoncer la supercherie. N’importe quel observateur un peu sensé pouvait se rendre compte que cette réformette n’assurait qu’une petite partie des besoins de financement futurs, du fait d’hypothèses économiques irréalistes et faute d’avoir demandé des efforts en termes de cotisations immédiates et de base de calcul des pensions (les six derniers mois de salaires dans la fonction publique, le salaire moyen des vingt-cinq meilleures années dans le privé). Sans parler des régimes spéciaux de retraite, intouchables et intouchés. Résultat : alors que la réforme fait à peine sentir ses pleins effets, le Conseil d’Orientation des Retraites la dénonce déjà comme largement insuffisante. On ne peut que s’agacer, une nouvelle fois… et avec Versac pour le coup, de la situation catastrophique que s'apprêtent à nous laisser la génération du baby-boom en guise d'héritage.