| « Brèves économiques | Parti jusqu'au 24 août » |

De retour après pas moins de 5 semaines de congés (vive les 35 heures…).
Les sujets d’actualité de l’été (la météo pourrie, la crise des subprimes, le débat fiscal et social) apparaissent comme bien mineurs à la lecture d’une chronique scientifique des Echos consacrée à la disparition massive des abeilles. Nul besoin d’être militant convaincu de Greenpeace ou membre bienfaiteur du WWF pour savoir que l’extinction d’une espèce animale n’émeut pas grand monde. Sauf que dans le cas des abeilles, la survie même de l’espèce humaine pourrait se trouver menacée. Cela suffisait donc pour que le sujet ait les honneurs de la presse au printemps dernier des deux côtés de l’Atlantique.
Les abeilles étant responsables de la pollinisation, i.e. de la reproduction, de plus de 20.000 espèces végétales, leur disparition entraînerait d’insondables difficultés d’alimentation pour l’homme, à la fois directement en matière de consommation de fruits et légumes et indirectement pour cause de dénutrition d’espèces animales elles-mêmes consommées par l’homme (plus de détails ici).
Je ne sais pas si les causes de la volatilisation des abeilles doivent être recherchées du côté de l’imidaclopride, principe actif des pesticides incriminés par certains, des téléphones portables ou du programme HAARP, et je ne suis pas sûr que l’espèce humaine ne trouverait pas les moyens de survivre et de s’adapter à un environnement hostile en termes d’alimentation (peut-être avec quelques milliards d’individus en moins…).
Mais, sans être un féru d’écologie et un zélateur de la lutte pour l’environnement (j’ai même cru finir au pilori cet été pour avoir déclaré lors d’un déjeuner familial que je n’avais ni la place ni le temps de pratiquer le tri sélectif des déchets ménagers), j’ai toujours eu la sensation intuitive, face aux ravages de la surpopulation et de la croissance à tout va, que la biosphère finirait par produire elle-même les moyens de sa propre préservation, que ce soit sous la forme d’une catastrophe naturelle ou plus probablement d’une épidémie (la mutation du virus H5N1 ?) qui réduirait drastiquement la population mondiale. La perspective d’une extinction des abeilles relève manifestement de cet ordre d’idée.
Que l’on se rassure quand même : l’affaire n’est pas nouvelle puisqu’elle faisait semble-t-il déjà l’objet d’un article du Figaro en … 1999. Et nous sommes toujours vivants.