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La communication de la Société Générale à propos de la "fraude" dont elle se prétend victime me laisse pour le moins circonspect et je ne semble pas être le seul.
Au-delà des interrogations quant aux motivations du coupable désigné (sauf graves troubles psychiatriques, on ne voit pas très bien ce qu'il pouvait y gagner), les modalités de l'opération telles qu'elles sont relatées dans les médias suscitent quelques interrogations.
Même si Jérôme Kerviel, le trader impliqué, a utilisé des options ou des contrats futures, des produits dérivés qui permettent d’amplifier les variations des marchés, il l’a fait sur des marchés dits organisés, où la chambre de compensation procède chaque jour à des appels de marge ou à des appels de couverture pour couvrir les pertes latentes des intervenants. Avant d’arriver à 5 milliards d’euros de pertes, la Société Générale a dû sortir plusieurs centaines de millions d’euros pour répondre aux appels de marge. Et personne ne se serait aperçu de ces sorties de trésorerie en pleine crise des subprime, alors que les banques surveillent leur trésorerie comme le lait sur le feu ? Byzarre…
Mise à jour du 27/01 à 23 h : A la réflexion, Jérôme Kerviel souffre peut-être du syndrome du joueur qui s'illusionne de faire sauter la banque en ayant raison seul contre tous (et la Société Générale n'a peut-être du coup rien dissimulé). Cela relève du pathologique mais ça peut se soigner. Avec un bon psy.