| « On ne peut pas plaire à tout le monde | Bouquet final 2 » |
Bilan de cette première expérience de live blogging (encore une fois merci à Versac pour cette initiative et à la rédaction Web de 20 minutes pour son accueil sympathique)
C’est un truisme de rappeler que ce genre d’exercice est plus propice à la petite phrase qu’à l’analyse de fond et à la prise de recul. Je ne suis d’ailleurs pas sûr d’être très à l’aise dans cet exercice d’analyse et de rédaction à chaud.
Au-delà des travers déjà dénoncés du format de l’émission concoctée par TF1, la prestation de Ségolène Royal me laisse l’impression dominante d’un projet-catalogue, habité par une foi aveugle dans la toute-puissance de l’Etat (même si elle s’en défend) et surtout sans aucune crédibilité sur le plan économique :
Un projet-catalogue qui tient du "Y en aura pour tout le monde" : chaque électeur doit pouvoir y trouver la proposition qui satisfera sa revendication personnelle, depuis l’étudiant en mal de logement jusqu’au dirigeant de PME en passant par la mère de famille, le malade, le salarié, l’handicapé, le retraité etc
Une foi toujours aveugle dans la toute puissance de l’Etat : même si la candidate socialiste clame qu’elle allègera l’Etat, la logique sous-jacente est celle de l’omniscience et de l’omnipotence de la puissance publique capable par exemple de détecter les locataires de mauvaise foi ou d’obliger les entreprises à augmenter les salaires.
Aucune crédibilité sur le plan économique : on est là dans le domaine de l’incantation. Par exemple avec la Conférence sur les salaires qui devra discuter de savoir comment relever les salaires pour éviter que ceux qui gagnent 1.500 € aujourd’hui deviennent smicards. Et alors, par quel miracle y arrive-t-on ? Surtout, il n’y a pas le début d’un soupçon de moyen concret de financer toutes les dépenses qu’elle nous promet. Juste la "relance de la croissance". Comment ? Aucun levier concret n’est évoqué. La croissance reviendra tout simplement grâce au retour au pouvoir des socialistes et l’élection de Ségolène Soubirous. On y croit ou on n’y croit pas. Sauf que là, on n’est plus dans le domaine de la politique, mais dans celui de la religion. Voire de la secte à tel niveau d’aveuglement.