Pages: << 1 ... 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41

01.02.06

Permalien 16:46:00, par Denis Email , 239 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Bilan d'une entreprise

Synonyme : patrimoine net (pour un ménage ou pour l’Etat) Le bilan d’une entreprise recense l’ensemble de ses actifs (ce qu’elle possède) et de ses passifs (ce qu’elle doit) à une date donnée. C’est donc une photographie à un instant "t" (le plus souvent le 31 décembre de chaque année) de ce que possède une entreprise et de ce qu’elle doit à des tiers (ses créanciers). Parmi les actifs d’une entreprise ("actif" de son bilan) figurent les immobilisations (les machines qu’elle utilise, ses locaux si elle en est propriétaire, son matériel informatique), ses stocks, les créances sur ses clients (si elle vend à d’autres entreprises et non à des particuliers, elle sera amenée à leur accorder des délais de règlement, à leur faire crédit), et sa trésorerie disponible. Au "passif" de son bilan seront inscrites ses dettes envers les banques, envers les fournisseurs (les autres entreprises à qui elle a acheté des marchandises ou des matières premières et qui lui ont consenti un délai de paiement), envers l’Etat (les impôts qui lui reste à payer) et envers les organismes sociaux (les charges sociales sur les salaires qu’elle doit reverser). Pour la plupart des entreprises, les actifs sont supérieurs aux passifs. La différence constitue l’actif net de l’entreprise et représente la part appartenant aux propriétaires de l’entreprise (ses "actionnaires"). Un bilan avec des passifs supérieurs aux actifs est un signe de mauvaise santé financière qui peut conduire à la faillite de l’entreprise.
Permalien 16:42:00, par Denis Email , 52 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Agents économiques

Les économistes distinguent au sein de l’économie française trois catégories d’agents économiques : les ménages, les entreprises et les administrations publiques (regroupées sous le vocable d’Etat). Il convient d’ajouter une quatrième catégorie d’agents : les ménages, entreprises et administrations publiques des autres pays, qui peuvent être rassemblés sous le terme de "reste du monde".
Permalien 16:13:00, par Denis Email , 619 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Endettement

Synonymes : dette, emprunt, crédit L’endettement consiste à emprunter de l’argent auprès d’un tiers, moyennant une rémunération (intérêt, taux d’intérêt) et à rembourser le capital emprunté ultérieurement (à un rythme régulier ou en une seule fois à une date convenue à l’avance entre l’emprunteur et le prêteur). Qu’il s’agisse d’un ménage, d’une entreprise ou d’un Etat, l’endettement peut résulter soit d’un investissement, soit d’un déséquilibre entre revenus et dépenses. Dans le cas d’un investissement, ce sont les revenus futurs qui doivent permettre de rembourser la dette souscrite. Par exemple, un ménage s’endette pour acquérir son logement ou une voiture, et devra acquitter ensuite chaque mois sur les années suivantes, une échéance d’emprunt comprenant à la fois les intérêts et une fraction du capital emprunté. Ou bien encore une entreprise se crée pour installer un complexe de cinémas. Avant de pouvoir exploiter les salles de cinémas et de percevoir les recettes liées à la vente des billets, il lui faut bâtir le complexe, aménager les salles et acquérir les équipements de projection. D’où la nécessité de recourir à un emprunt pour financer ces dépenses d’investissement initial, emprunt qui sera remboursé par la suite grâce aux recettes tirées de l’exploitation de ce complexe de cinémas. Un déséquilibre entre revenus et charges peut quant à lui être temporaire ou permanent. Quand il est temporaire, ce sont là encore les revenus futurs qui doivent permettre de rembourser l’endettement rendu nécessaire pour financer ce déséquilibre temporaire (aussi appelé décalage de trésorerie). Par exemple, une entreprise peut avoir des ventes saisonnières : ainsi, un fabricant de jouets devra engager des charges plusieurs mois avant Noël pour assurer la fabrication de jouets mais n’encaissera les recettes liées à leur vente que quelques semaines avant Noël. Il lui faut donc se faire prêter de l’argent pendant ces quelques mois pour payer ses charges et il remboursera avec les fonds provenant de la vente de ses jouets. Dans le cas de l’Etat, un ralentissement de l’activité économique entraînera une diminution de ses recettes fiscales. L’Etat sera contraint d’emprunter si ces recettes deviennent inférieures à ses dépenses (apparition d’un déficit budgétaire). Le retour de la croissance entraînera une augmentation des rentrées d’impôt, donc un excédent des recettes sur les dépenses qui permettra de rembourser la dette souscrite en période de basses eaux économiques. Enfin, le déséquilibre entre revenus et charges peut être permanent. Il s’agit là du cas typique du ménage dont on dit qu’il vit au-dessus de ses moyens ou encore qu’il a un train de vie trop élevé. Dans ce cas de figure, qu’il s’agisse d’un ménage, d’une entreprise ou d’un Etat, l’endettement est en constante augmentation : chaque année, l’excès de dépenses sur les recettes doit être financée par de la dette supplémentaire. Par exemple, dans le cas d’un ménage dont les dépenses seraient chaque mois supérieures aux revenus, le solde de son compte en banque commencerait par se réduire progressivement avant de devenir négatif (de passer "dans le rouge"). Ce découvert continuerait d’augmenter chaque mois tant que ce ménage dépense plus qu’il ne gagne. Il en va de même pour une entreprise ou pour un Etat : la dette publique française (1.100 milliards d’euros) résulte ainsi des déficits budgétaires successifs des 30 dernières années. Cette dette de l’Etat devra être remboursée un jour ou l’autre. Les revenus futurs de l’Etat qui serviront à rembourser seront les impôts payés par les générations futures. Si le recours à l’endettement est justifié dans le cas d’un investissement ou d’un déséquilibre temporaire entre revenus et dépenses (il n’est pas pour autant sans risque : si les recettes futures ne sont pas au rendez-vous, le remboursement deviendra problématique), il constitue en revanche une fuite en avant lorsqu’il sert à financer un déséquilibre permanent entre revenus et dépenses.
Permalien 11:58:00, par Denis Email , 127 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Taux d'intérêt à long terme

Synonyme : taux obligataires, taux de rendement des emprunts d’Etat Les taux d’intérêt à long terme sont ceux auxquels empruntent l’Etat, les organismes sociaux, les collectivités locales, les entreprises publiques ou privées, sur des durées longues (10, 30 voire 50 ans dans le cas de l’Etat). Ces taux fluctuent librement en fonction du jeu de l’offre et de la demande. Les principaux déterminants de cette offre et de cette demande sont la qualité de signature de l’emprunteur et les anticipations d’inflation des investisseurs. Les taux à long terme de référence sont ceux auxquels emprunte l’Etat (par exemple le taux à 10 ans). Ces taux servent ensuite de référence pour les autres emprunteurs, ainsi qu’aux banques et aux établissements financiers pour déterminer certains des taux proposés à leurs clients (crédits à taux fixes).
Permalien 11:57:00, par Denis Email , 121 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Taux d'intérêt à court terme

Synonyme : taux du marché monétaire, taux de la Banque Centrale Les taux d’intérêt à court terme sont dits "administrés", c’est-à-dire qu’ils sont fixés par la Banque Centrale en fonction des objectifs qui lui ont été assigné par le gouvernement. Ces taux sont ceux auxquels la Banque Centrale prête sur le marché monétaire (voir ce mot) aux autres banques et établissements financiers qui viennent s’y refinancer pour une courte durée (de 1 jour à 12 mois). Ces taux servent ensuite de référence aux banques et aux établissements financiers pour fixer certains des taux proposés à leurs clients (crédits à taux révisables, crédits revolving). Les taux d’intérêt à court terme constituent donc le principal levier de la politique monétaire d’une Banque Centrale (voir ce mot).
Permalien 11:57:00, par Denis Email , 134 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Taux d'intérêt

Synonyme : loyer de l’argent, taux de rendement actuariel (pour les obligations) Exprimé en pourcentage, le taux d’intérêt est la rémunération versée par l’emprunteur d’une somme d’argent au prêteur de cette somme. Le taux d’intérêt rémunère à la fois la mise à disposition de cette somme d’argent par le prêteur et le risque qu’il prend de non-remboursement par l’emprunteur. Le taux d’intérêt est donc normalement d’autant plus élevé que la durée d’emprunt est longue. Le niveau des taux d’intérêt dans une économie dépend de plusieurs paramètres : · les objectifs fixés à la Banque Centrale (voir ce mot), · le niveau d’inflation (dans les années soixante-dix et quatre-vingt où l’inflation était beaucoup plus forte qu’aujourd’hui, le niveau des taux d’intérêt était beaucoup plus élevé), · les besoins financiers de l’Etat et de ses émanations (organismes sociaux et collectivités locales).
Permalien 05:48:00, par Denis Email , 217 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Recette

Synonyme : revenu (pour un ménage), chiffre d’affaires ou produit (pour une entreprise) Les recettes de l’Etat sont constituées des impôts sur les autres agents économiques : l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu et la taxe sur la valeur ajoutée constituent les trois principales recettes de l’Etat. On trouve ensuite différents impôts et taxes qui reviennent à l’Etat ou aux collectivités locales (mairies etc) parmi lesquels : la taxe d’habitation, la taxe foncière, la taxe professionnelle, les droits de mutation (droits de succession notamment). Chaque année, dans le cadre de la préparation du budget de l’Etat pour l’année suivante, le montant des recettes de l’Etat fait l’objet d’une estimation par le Ministère de l’Economie et des Finances en fonction d’une hypothèse de croissance économique pour l’année suivante. En effet, à taux constant, le montant des recettes fiscales encaissées par l’Etat varie en fonction de la croissance économique. Si la croissance économique ralentit, a fortiori si l’économie entre en récession, les entreprises feront moins de bénéfices et paieront donc moins d’impôt sur les sociétés, les ménages consommeront moins et il y aura donc moins de TVA qui rentrera dans les caisses de l’Etat. A contrario, si la croissance économique s’accélère, les rentrées fiscales seront plus importantes que prévues (d’où le phénomène de "cagnotte" comme à la fin des années quatre-vingt-dix).
Permalien 05:48:00, par Denis Email , 219 mots   French (FR) latin1
Catégories: Dictionnaire simple d'économie et de finance

Compte de résultat

Synonyme : compte d’exploitation, budget (pour un ménage ou pour l'Etat) Le compte de résultat d’une entreprise regroupe l’ensemble des produits et des charges comptabilisés par une entreprise au cours d’une période donnée appelée "exercice" (généralement l’année civile, c’est-à-dire du 1er janvier au 31 décembre d’une année). La différence entre ces produits et ces charges constitue le bénéfice (produits > charges) ou la perte (charges > produits) de l’exercice. Exemple : Un magasin d’articles de décoration achète auprès de différents fabricants des objets qui seront vendus aux clients. Le prix des objets achetés pour être revendus (600.000 €) sera comptabilisé en "Achats de marchandises". Les ventes réalisées (1.200.000 €) sont comptabilisées en "Ventes de marchandises". Le magasin doit aussi payer un loyer au propriétaire du local et acquitter différents frais d’assurance, d’électricité, de téléphone etc. Ces frais (250.000 €) sont comptabilisés en "Autres charges externes". La rémunération du patron du magasin et de ses 3 salariés (200.000 €) est comptabilisée en "Salaires". Les cotisations sociales versées par l’entreprise sur ces salaires (100.000 €) apparaissent en "Charges sociales" et les frais payés aux banques (5.000 €) en "Charges financières". La différence entre le total des produits et le total des charges constitue le résultat net de l’exercice, en l’occurrence un bénéfice de 45.000 €.   Ventes de marchandises 1.200.000 € Achats de marchandises  600.000 € Autres charges externes 250.000 € Salaires 200.000 € Charges sociales 100.000 € Charges financières 5.000 € Total des produits (I) 1.200.000 € Total des charges (II) 1.155.000 € Résultat net (I) – (II) 45.000 €

<< 1 ... 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41